Le journaliste Moez Jemai a vu le responsable de la police politique, présent sur les lieux, inciter le surveillant à se diriger vers lui ; ce dernier a exigé de M. Jemai qu’il justifie sa qualité, lorsque ce dernier a présenté sa carte de presse, le surveillant s’est jeté sur lui en le frappant et en l’insultant en des termes vulgaires l’accusant d’appartenir à des media hostiles au régime ;
Moez Jemai a tenté de l’arrêter, mais il continuait à le frapper et à l’injurier ; il lui a finalement arraché son appareil photo qu’il a écrasé au sol, sous le regard approbateur du responsable de la police politique qui filmait la scène.
L’Observatoire
• Condamne cette lâche agression contre un journaliste qui ne faisait qu’exercer sa profession
• Il en fait assumer l’entière responsabilité aux autorités et exige que l’auteur et l’instigateur soient sanctionnés.
• Il déplore l’état de dégradation de la liberté de la presse à laquelle la Tunisie est parvenue aujourd’hui
• Assure monsieur Moez Jemai de son entière solidarité et appelle la société civile à le soutenir
Pour l’Observatoire
Le président
Mohamed Talbi